Prince captif, tome 1 L’esclave de C.S. Pacat

couv63693526Auteur : C.S. Pacat
Editeur : Milady
Pages : 306 pages

Ma note : 16/20

Résumé de l’éditeur :
Il devait être roi, il est devenu esclave.
Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d’Akielos. Mais lorsque son demi-frère s’empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et ofert comme esclave de plaisirs au prince d’un royaume ennemi. Beau, manipulateur et mortellement dangereux, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à Vère. Mais dans la toile mortelle de la politique vérétienne, les apparences sont trompeuses. Pris dans les manigances de la cour, Damen doit s’allier à Laurent pour sa survie et celle de son royaume. Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l’homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

Mon avis :
J’étais très curieuse de découvrir ce premier tome de la série Prince Captif, tout en étant également réticente car je ne suis pas vraiment branchée « romance M/M ». Mais comme j’adore découvrir de nouvelles choses dès lors qu’il s’agit de romance, et que la sortie du tome 3 a fait beaucoup parler d’elle, je me suis lancée dans cette lecture !

Un univers saisissant qui captive dès les premières pages

Dès le premier chapitre, j’ai ressenti un certain malaise quant à la nouvelle condition de Damen, trahi par les siens et vendu comme esclave sexuel au royaume voisin. Les mots utilisés sont forts, bruts, directs, et l’univers créé par l’auteure est tellement particulier qu’il m’a fallu un certain temps d’adaptation pour prendre du plaisir à lire.  Parce qu’il faut le dire, nous ne sommes pas ici dans de la jolie romance « fleur bleue ». Dans le royaume de Vère, les mœurs sont complètement différentes des nôtres, et seules les relations H/H ou F/F existent, et encore sous forme de domination « maître/esclave » (au sens littéral du terme). Bref, une fois habituée à cet univers si spécial, c’est surtout la relation entre Laurent et Damen, ainsi que les intrigues politiques qui m’ont le plus intéressées.

Des personnages manipulés ou manipulateurs 

Damen est l’héritier du trône d’Arkiélos, mais se voit capturé et dépouillé de sa condition de prince lorsque son demi-frère s’empare du pouvoir à la mort de leur père. Vendu comme esclave sexuel à l’héritier du royaume voisin, il va découvrir un nouveau monde. Car manipulations et dangers sont les maîtres mots à la cour de Vère. Représenté comme un homme fort et un combattant hors-pair, il va pourtant se laisser facilement dominer par Laurent, le prince héritier de Vère. Contraint à l’obéissance par cet homme qu’il n’arrive pas à cerner, il va continuer de lutter contre sa condition d’esclave et rester fidèle à ses convictions. Mais au final, c’est le personnage de Laurent qui m’a le plus fasciné et captivé. J’ai été incapable de me faire un avis à son sujet, ni à prévoir ses réactions à tel point il est manipulateur. Aussi beau que froid, il sème la pluie ou le beau temps selon ses humeurs. C’est un personnage également très mystérieux car beaucoup de rumeurs circulent à son sujet. Par conséquent, la relation de loyauté qui va s’installer tout doucement entre Laurent et Damen va finir par les surprendre tous les deux à la fin de ce premier tome.

Une lecture addictive grâce à la belle plume de l’auteure

Moi aussi, je me suis laissée séduire par l’écriture de C.S. Pacat qui a fait de son roman une lecture complètement addictive. Captivée par les personnages, et surtout par les intrigues politiques de la cour de Vère, je n’ai pas vu les pages défiler. On sent bien qu’une relation très particulière va naître entre Laurent et Damen, et rien que pour découvrir comment cela va évoluer, il me tarde de lire la suite. Par contre, je dois vous avertir que ce livre est plutôt destiné à un public Adulte. Certaines scènes m’ont semblé assez difficile.
Pour conclure, je dirai que si vous êtes fan d’intrigues politiques, de jeux de pouvoirs et de guerres entre royaumes, vous avez des chances d’apprécier cette lecture. Je pense que l’auteure a fait un bon tome d’introduction pour la suite de sa série. J’ai lu des avis comme quoi les tomes suivants étaient encore meilleurs que le tout premier. Donc je compte bien lire la suite !
purplaisirdelire
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Une braise sous la cendre de Sabaa Tahir

Une braise sous la cendre, tome 1 de Sabaa Tahir

Une braise sous la cendre, tome 1 de Sabaa Tahir

Auteur : Sabaa Tahir
Editeur : Editions Pocket Jeunesse
Pages : 523 pages

Ma note : 20/20

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Résumé :

Autrefois l’Empire était partagé entre les Érudits, cultivés, gardiens du savoir, et les Martiaux, armée redoutable, brutale, dévouée à l’empereur. Mais les soldats ont pris le dessus, et désormais quiconque est surpris en train de lire ou d’écrire s’expose aux pires châtiments. Dans ce monde sans merci, Laia, une esclave, et Elias, un soldat d’élite, vont tout tenter pour retrouver la liberté… et sauver ceux qu’ils aiment.

Mon avis :

Wouahou ! Comment vous dire que ce livre est époustouflant ! J’avais lu beaucoup d’avis positifs à son sujet, mais je comprends vraiment pourquoi. Sans hésiter, je classe cette lecture dans mon top 3 de mes plus beaux coup de cœurs de l’année. En plus de découvrir la plume d’un nouvel auteur, j’ai découvert un univers fascinant !

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Il y a 500 ans, les Martiaux ont conquis les terres des Érudits et se sont entièrement dévoués au nouvel Empereur. Depuis, l’Empire ne cesse d’opprimer ce peuple et n’hésite pas à se servir d’eux comme esclaves. Dans ce monde froid et brutal, Laia est une jeune Érudite de 17 ans qui vit chez ses grand-parents avec son frère Darin depuis que ses parents sont morts quand elle était plus jeune. Une nuit, un raid a lieu dans sa propre maison. Un Mask, soldat d’élite de l’Empire, vient capturer son frère car celui-ci est soupçonné de faire parti de la Résistance. Dans le tumulte, le soldat assassine sous ses yeux ses grand-parents et emporte son frère. Laia a tout juste le temps de s’enfuir et décide alors de retrouver la Résistance pour qu’elle l’aide à libérer Darin. D’un autre côté, nous avons Elias Veturius, élève de l’école militaire de Blackcliff, celle-ci même qui forme les futurs Masks de l’Empire. Entraîné depuis ses 6 ans pour devenir un assassin froid et sans émotion, Elias ne supporte plus les dures conditions de vie exigées par la Commandante de l’école, et décide de planifier sa désertion… afin de retrouver sa liberté.

Dès le début de l’histoire, Sabaa Tahir nous emporte complètement dans son univers sombre et envoûtant. C’est un mélange de Peplum (dans le style Gladiator) et de Fantasy. L’auteure va droit au but et ne s’encombre pas de superflu. Le côté « dystopie » est très bien présenté, de fait qu’à aucun moment je ne me suis sentie perdue dans l’histoire. L’action est très présente dès le début, et les révélations puis retournements de situation s’enchaînent sur les 523 pages montant crescendo jusqu’au final.

L’un des gros points forts du roman, c’est l’alternance des points de vue entre Laia et Elias. Cela nous permet de mieux comprendre ce qu’ils vivent, ce qu’ils pensent ou ressentent. Mais ils restent tous les deux des personnages puissants et assez complexes. On ne sait jamais à l’avance ce qu’ils vont décider de faire. C’est d’ailleurs assez déroutant mais tellement exaltant au final. Laia est une jeune personne un peu naïve au départ mais qui se révèle très courageuse au fil de l’histoire, surtout lorsqu’elle devient l’esclave de la Commandante de Blackcliff. Malgré les sévices qu’elle va subir, elle saura rester droite et la tête haute. Son unique objectif est de sauver son frère car c’est la seule famille qui lui reste. Et son chemin va croiser celui d’Élias a plusieurs reprises. De son côté, Elias est un personnage masculin qui m’a beaucoup plu. C’est le dur et puissant guerrier dans toute sa splendeur, entraîné très durement au combat depuis sa plus tendre enfance. Mais au-delà de çà, c’est son « humanisme » qui m’a le plus séduite. C’est un personnage avec des doutes, et qui se cherche aussi. Il est un Mask, mais rejette cet état de tout son être. Malgré les horreurs qu’il a pu endurer pour survivre, il garde en tête son désir de liberté. Et c’est le reflet de ce désir qu’il aperçoit dans les yeux de Laia qui va l’attirer doucement mais sûrement à elle.

Ce qui fait la beauté de ce roman, c’est aussi l’ambiance générale. C’est dur, c’est froid et parfois même violent. Mais c’est aussi une véritable quête vers la liberté d’être et d’aimer. Je crois que mon cœur a fait des bonds à chaque page. J’ai ressenti beaucoup d’émotions : la peur, la crainte, la violence, la froideur de la mort… mais aussi la loyauté, l’amitié et l’amour. Au final, je peux dire que c’est cet ensemble de sensations qui m’ont fait vivre ce roman. En comparaison, j’ai eu la même sensation quand j’ai lu la trilogie Hunger Games.

Une braise sous la cendre est le premier livre de cet auteure, mais j’avoue qu’il me tarde grandement de pouvoir lire la suite ! Je suis devenue vraiment addict à cet univers. C’est original, très bien écrit et carrément époustouflant ! Pour moi, il s’impose comme l’un des meilleurs romans dans le genre Fantasy Young Adult. Et il est à lire de toute urgence !

purplaisirdelire

Je rajoute ce livre à mon challenge « 1000 bornes livresques ».

La trilogie des Joyaux Noirs, tome 1 Fille du Sang

La trilogie des Joyaux Noirs, tome 1 Fille du Sang

La trilogie des Joyaux Noirs, tome 1 Fille du Sang

Auteur : Anne Bishop
Editeur : Milady
Collection : Fantasy
Pages : 474 pages

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Résumé de l’éditeur :

Il y a sept cents ans, une Veuve Noire a vu une prophétie prendre vie dans sa toile de songes. Désormais, le Sombre Royaume se prépare à l’arrivée de sa Reine, la sorcière qui détiendra un pouvoir plus grand que celui du Sire d’Enfer lui-même. Mais, celle-ci est encore jeune, influençable et vulnérable face à ceux qui voudraient la pervertir. Or, quiconque la tient sous sa coupe contrôle la Ténèbre.
Trois hommes, des ennemis jurés, le savent. Et ils connaissent la puissance que recèlent les yeux bleus de cette enfant innocente.
Ainsi commence un impitoyable jeu d’intrigues, de magie et de trahisons, dans lequel la haine et l’amour sont les armes… et dont le trophée est bien plus redoutable que tous l’imaginent.
Mon avis :
En choisissant ce livre à la médiathèque, je ne pensais pas avoir dans les mains un véritable bijou de la Fantasy. Ce livre, ô combien sombre et envoutant, m’a carrément bluffé. Et ce n’était pas gagné à la lecture des premiers chapitres. En effet, beaucoup d’informations et de personnages apparaissent dès le début. Et il en ressort une sorte de « fouillis » difficile à comprendre. J’ai dû relire certains passages plusieurs fois pour être sûre de les avoir correctement assimilés. Mais une fois les deux premières parties passées, ma lecture s’est faite plus fluide. Tous les éléments de l’intrigue ont fini par s’assembler petit à petit pour en venir au dénouement final.
Pour en revenir à l’histoire générale, en soi, j’ai trouvé qu’elle n’avait pas beaucoup d’actions (à part dans les 250 dernières pages). Elle est plutôt centrée sur la présentation de l’univers créé par l’auteure, et sur la psychologie des personnages. On fait ainsi la connaissance de Sathan SaDiablo appelé aussi Sire d’Enfer, de Daimon Sa Diablo dit le Sadique et esclave sexuel à la cour de Dorothea SaDiablo, de Lucivar Yaslana qui est le demi-frère de Daimon et demi-sang Eyrien, d’Onirie, et de plein d’autres personnages secondaires. On découvre aussi Jaenelle, l’héroïne encore très jeune, mais présenté uniquement à travers les yeux des autres personnages. A aucun moment du livre nous avons son point de vue, ce qui est un choix assez surprenant (judicieux ?) de l’auteure. Elle parait à la fois naïve, sérieuse, sage, colérique (elle n’a que 7 ans au début du livre), douce et surtout attendrissante. On la découvre donc par ses actions et par ce qu’elle fait éprouver tout doucement dans le cœur des autres personnages. On ressent aussi toute l’importance qu’elle représente (et va représenter) pour eux. J’ai beaucoup aimé la complicité entre Daimon et elle, ainsi que son lien presque paternel avec Sathan.
En parallèle, j’ai trouvé captivant l’univers créé par l’auteur, même si je l’ai trouvé assez complexe à comprendre, et parfois déroutant (surtout au début du livre). Anne Bishop nous présente un monde divisé en 3 royaumes indépendants où les différents territoires existants sont dirigés par des Reines. Chacune a formé sa propre cour dont les sujets sont hiérarchisés selon la loi du Lignage. Certains portent des joyaux reflétant la puissance de leur magie (les joyaux noirs étant les plus puissants). Dans cette société dite « matriarcale », les hommes sont asservis. Et alors que certains sont bien traités, d’autres sont soumis à toutes sortes de violence (je pense notamment à l’Anneau de soumission). On se rend vite compte que ce monde-là est en déclin, complètement corrompu par le mal. L’auteure y aborde avec délicatesse des sujets difficiles comme le viol, l’inceste, la torture ou la soumission, que ce soit envers des hommes ou des jeunes enfants. Malgré tout, il me tarde de voir comment Jaenelle, future Sorcière (la plus puissante de toutes), va évoluer et réussir à remettre de l’ordre dans tout çà dans les prochains tomes.
En conclusion, c’est un livre que je vous conseille vivement de lire. Accrochez-vous cependant pour la lecture des premiers chapitres, car cela en vaut vraiment la peine. Attention cependant, ce livre n’est pas à mettre dans n’importe quelles mains. C’est une lecture pour adultes. Même si certains passages sont bien écrits et induits par l’auteure, cela n’en enlève pas moins l’horreur qui en ressort. Pour ma part, je lirai la suite rapidement !

Ma note : 7/10