Red Queen de Victoria Aveyard

10-02-16 en format poche Red QueenAuteur : Victoria Aveyard
Editeur : Le Livre de Poche
Pages : 444 pages

Ma note : 20/20

Résumé de l’éditeur :
Dans le royaume de Norta, la couleur de votre sang décide du cours de votre existence. Sous l’égide de la famille royale, les Argents, doués de pouvoirs hors du commun, règnent sur les Rouges, simples mortels, qui servent d’esclaves ou de chair à canon.
Mare Barrow, une Rouge de dix-sept ans, tente de survivre dans une société qui la traite comme une moins que rien. Quand elle révèle sans le vouloir des pouvoirs extraordinaires et insoupçonnés, sa vie change du tout au tout. Enfermée dans le palais royal d’Archeon et promise à un prince argent, elle va devoir apprendre à déjouer les intrigues de la cour, à maîtriser un don qui la dépasse, et à reconnaître ses ennemis, pour faire valoir l’indépendance de son peuple.

coup_de_coeur

Mon avis :
Et voilà, ce livre signe mon deuxième coup de cœur de l’année ! Red Queen est le premier tome de la trilogie The Red Queen écrite par Victoria Aveyard. Et franchement « wouahou ! », j’ai adoré l’histoire et l’univers créé par l’auteure. Je suis méga fan des dystopies aux univers sombres, aux intrigues politiques rondement bien menées et aux rebondissements multiples, où les héros se font ballottés dans tous les sens et tentent de survivre comme ils le peuvent. Et ici, j’ai bien été servie !

Un peu à la manière de Katniss dans Hunger Games, Mare Barrow est une Rouge (état lié à la couleur de son sang) et a toujours vécu avec sa famille dans la misère, vivant de ses menus larcins. Dans le royaume de Norta, la couleur du sang définit l’avenir de chacun. Et seul les Argents ont la force et le pouvoir de vivre comme bon leur semble, et surtout dans l’opulence. Du jour au lendemain, Mare se retrouve plongée dans un univers qu’elle ne comprend pas et qu’elle a toujours détesté. Entraînée quasiment de force à suivre un chemin qu’elle n’a pas voulu suite à la révélation de pouvoirs extraordinaires qu’elle ne se connaissait pas, elle va devoir apprendre à survivre parmi les sujets de la cour du Roi d’Archéon et savoir repérer ses véritables ennemis.

Entre apprentissage de ses nouveaux pouvoirs, amitiés, trahisons et rébellions, la jeune femme va subir de nombreuses épreuves qui ne vont pas la laisser indemne. L’heure des choix va arriver… Va-t-elle prendre les bons ? 

Avec ce livre, j’ai découvert une nouvelle auteure dont j’ai adoré le style d’écriture. L’histoire est fluide et les rebondissements se succèdent même si le début est légèrement lent. Le lecteur n’a pas le temps de s’ennuyer. Et les dernières pages se sont faites très intenses ! Un dernier retournement de situation m’a laissé complètement HS 🙂 La situation finale me donne vraiment très envie de lire la suite !

De plus, j’ai beaucoup aimé l’ensemble des personnages : que ce soit Mare ou les membres de sa famille, ceux de la famille royale incluant les deux frères Cal et Maven, ou encore tous les personnages secondaires. Chacun joue un rôle dans l’histoire et apporte des éléments à l’intrigue. Mare est une jeune femme forte et courageuse, parfois naïve mais pleine de bons sens. Et que dire des deux frères Cal et Maven ?! Je les ai tout simplement adoré, tout en restant encore très intriguée par Cal.

Pour conclure, je dirai que j’ai passé un super bon moment à lire ce livre et que j’ai eu un joli coup de cœur pour ce premier tome. Victoria Aveyard a écrit un livre plein de justesse pour du young adult et n’est jamais tombée dans la facilité. Cet univers à la fois simple et complexe rend l’histoire complètement addictive. J’espère seulement que le tome 2 sera aussi bien !

purplaisirdelire

 

Publicités

The Revolution of Ivy d’Amy Engel

The book of Ivy, tome 2 de Amy Engel

The book of Ivy, tome 2 de Amy Engel

Auteur : Amy Engel
Editeur : Lumen éditions
Pages : 322 pages

Ma note : 19/20

Résumé :

Née pour trahir et faite pour tuer… sera-t-elle à la hauteur ?

J’ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L’homme que j’aime.

Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif et raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.

Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà e la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement, la révolution ?

Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

Mon avis :

The Revolution of Ivy est le deuxième et dernier tome de la saga écrite par Amy Engel. Il me tardait tellement sa sortie depuis la lecture du premier opus The Book of Ivy que je n’en dormais plus la nuit. Si, si, je vous jure ! J’étais restée sur une fin si tendue et éprouvante que j’étais totalement frustrée de ne pas pouvoir connaitre la suite rapidement. Mais le peu d’attente en a vraiment valu le coup !

Ici, nous reprenons de suite à la fin du premier tome. Ivy se réveille couverte de contusions et abandonnée de l’autre côté de la barrière de Westfall, condamnée à l’expulsion pour avoir « tenté » de tuer Bishop, le fils du Président Lattimer. Elle a tout perdu : fini le simulacre de mariage, fini le confort partiel qu’était sa vie jusqu’à présent à l’intérieur de Westfall, et surtout fini sa relation avec Bishop, l’homme qu’elle a appris à connaitre et à aimer malgré elle. Trahie par sa famille et se retrouvant seule dans un monde hostile et éprouvant, elle doit maintenant apprendre à survivre si elle veut continuer à vivre. Livrée à elle-même et profondément blessée (à la fois physiquement et dans son cœur), elle va devoir s’endurcir pour surmonter tous ses pires cauchemars mais aussi pour découvrir qui elle est vraiment. Va-t-elle réussir à survivre ? Va-t-elle rencontrer d’autres personnes vivant en dehors de Westfall ? Va-t-elle retrouver Bishop ? Et surtout va-t-elle chercher à se venger de sa propre famille ? C’est une Ivy courageuse et combative que nous allons découvrir dans ce roman !

Tout d’abord, je dois vous dire qu’à la lecture de ce tome j’ai ressenti beaucoup d’émotions qui m’ont fait vivre des moments très intenses. J’ai tremblé, j’ai eu la boule au ventre et mal au cœur. J’ai ri et j’ai même versé quelques larmes à plusieurs moments. Ce livre vous prend aux tripes du début à la fin ! Il démarre intensément dès les premières pages, suit un rythme infernal tout le long, et se termine en beauté. D’ailleurs, je tiens à remercier l’auteure d’avoir si bien bouclé sa saga ! Toutes les questions qu’on a pu se poser en cours de lecture ont une réponse à la fin.

L’autre gros point fort de ce roman (comme pour le premier tome d’ailleurs) reste les personnages. Ivy m’a beaucoup touché dans ce livre, peut-être même plus que dans le premier tome. Malgré les dures épreuves qu’elle subit ici, elle garde un sens moral et humain très profond. Elle se montre courageuse et combative sans s’apitoyer sur son sort. On va la voir évoluer et grandir, apprendre à faire confiance aux autres, et surtout devenir elle-même au fur et à mesure du livre. 

A côté d’elle, nous retrouvons Bishop. Son amour inconditionnel pour Ivy est sans limite. Il ne la juge pas mais l’accompagne tout simplement dans son évolution, à côté d’elle et pour elle. Il devient son roc, son âme sœur. Et c’est tout simplement magnifique ! C’est un couple hors norme qui m’a marqué et qui restera dans ma mémoire un bon moment.

Dans ce tome, j’ai aussi beaucoup apprécié les personnages secondaires, notamment Caleb et Ash. Sans trop en dévoiler sur eux, je peux seulement vous dire que l’auteure a visé juste en les intégrant à l’histoire. Ils donnent du sens à beaucoup de choses, et amènent le lecteur à se poser des questions sur le sens de la famille, du partage, de la confiance et de l’amitié.

Cette saga représente aussi pour moi une belle découverte. Je ne connaissais pas l’auteure. Et je peux vous dire maintenant que la plume d’Amy Engel est sublime. Elle va droit au but et ne s’encombre pas de fioritures. L’action est très présente ainsi que les nombreux rebondissements qui rythment l’histoire. Cependant, je n’ai pas mis de mention coup de cœur pour ce livre car j’ai eu un petit passage à vide en plein milieu du livre. Mais rien de grave car cela ne m’a pas empêché de finir rapidement le roman et de découvrir une fin émotionnellement intense. Je pense que l’auteure ne pouvait pas mieux conclure !

En résumé, The Book of Ivy et The Revolution of Ivy forment à eux-seuls une saga à lire absolument pour tout amateur de dystopie. Sous forme de quête personnelle et d’hymne à la liberté d’être et d’aimer, elle ne vous laissera pas indifférent et vous marquera un bon moment. Je vous la recommande fortement !

Si vous souhaitez avoir mon avis sur The Book of Ivy.

purplaisirdelire

The Book of Ivy d’Amy Engel

The Book of Ivy d'Amy Engel

The Book of Ivy d’Amy Engel

Auteur : Amy Engel
Editions : Lumen
Pages : 342 pages

Ma note : 18/20

—-

Résumé :
Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.

J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.

Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…

Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.

Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ? À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

Mon avis :

Comment ne pas être intrigué par un résumé pareil ? Grande fan de dystopie, j’étais très intéressée de lire ce livre et de découvrir ce nouvel univers créé par Amy Engel. Je ne connaissais pas l’auteure, alors quand j’ai su que ce livre était son premier roman, j’ai dit « wouahou !! ». Je peux vous assurer qu’il ne laisse pas indifférent et qu’on est vite emporté dans ce nouveau monde à la fois cruel et envoûtant. Le début du livre présente très clairement le monde dans lequel vivent les survivants. Amy Engel va droit au but et ne s’embarrasse pas de fioritures. L’intrigue principale est posée dès les premiers chapitres, à savoir : Ivy va-t-elle réussir à tuer Bishop ? 

The Book of Ivy reprend un peu l’histoire de Roméo et Juliette dans des temps plus modernes. Nous y retrouvons les ingrédients même de ce classique de Shakespeare :

Deux familles qui s’opposent…
50 ans après les ravages causés par une guerre nucléaire, les seuls rares survivants se sont regroupés afin de bâtir ensemble une nouvelle communauté pour tenter de survivre dans ce nouveau monde devenu hostile. Deux familles se sont alors affrontées pour prendre le pouvoir de la ville : les Westfall et les Lattimer. Chacune ayant des concepts de gouvernance différents, ce sont finalement les Lattimer qui ont gagné et pris le pouvoir en élisant un président. Mais la ville est finalement restée scindée en deux camps.

… et une histoire d’amour torturée
Chaque année, les fils et filles des camps adverses d’autrefois sont contraints de s’épouser afin de maintenir la paix dans cette communauté. Sauf que cette année est très particulière, vu qu’elle va officialiser l’union entre la petite-fille du Fondateur de la ville (une Westfall du nom d’Ivy) avec le fils du Président actuel (un Lattimer du nom de Bishop). Une union qui pourrait changer le cours des événements …

Mais le gros point fort de ce roman reste avant tout le personnage d’Ivy. Cette jeune fille de 16 ans n’a jamais connu sa mère qui est morte quand elle était petite, et a toujours vécu avec son père (fils du Fondateur) et sa grande sœur de 2 ans son aînée. Depuis sa plus tendre enfance, elle a été formatée et conditionnée par sa famille pour haïr les Lattimer. Son père lui a donné la mission de tuer Bishop, le fils du Président, pour se venger de la mort de sa propre mère. A partir du jour de son mariage, elle sait qu’elle a 3 mois pour accomplir sa mission. Et dès le début du roman, Ivy ressent ce fardeau comme une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. D’ailleurs, j’ai beaucoup aimé son évolution au fil des pages, ses hésitations et ses réflexions. Au contact de Bishop, elle va apprendre à le connaitre, à réfléchir par elle-même et se libérer petit à petit des entraves qui al lient à sa famille. Elle va se montrer forte et courageuse à travers les péripéties qui rythment l’histoire. Ivy va être ballottée dans un tourbillon d’émotions, de mensonges et de découvertes… voire même découvrir un sentiment qui pourrait être de l’amour.

A côté d’elle, j’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Bishop. Il a 18 ans, soit deux ans de plus qu’Ivy. C’est lui qui a choisi de se marier avec Ivy (et non pas sa sœur aînée Callie qui aurait dû être son épouse) et on comprend pourquoi vers la fin du livre. Il va devenir au fil des pages très important pour Ivy. Des liens très forts vont se former entre eux.

Vous l’aurez compris, cette histoire est juste captivante et se laisse lire toute seule. La tension monte crescendo au fur et à mesure que les pages se tournent car une question demeure : Ivy va-t-elle tuer Bishop ? La fin est juste insoutenable et le dénouement inattendu. Je me suis dit que l’auteure était vraiment dure de nous laisser en suspens comme çà ! Mais je vous avoue, il me tarde vivement demain que le tome 2 sorte en librairie : The Revolution of Ivy !

purplaisirdelire

La Sélection, tome 3 L’Elue

La Sélection, tome 3 L'Elue de Kiera Cass

La Sélection, tome 3 L’Elue de Kiera Cass

Auteur : Kiera Cass
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Pages : 337 pages

—-

Synopsis :

Trois cents ans on passé et les Etats-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeà, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu’elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c’est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux. America n’aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du coeur du Prince Maxon. À quelques jours du terme de la compétition, tandis que l’insurrection fait rage aux portes du Palais, l’heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu’une…

Mon avis :

C’est avec un petit pincement au cœur que je viens de terminer L’Elue, troisième et dernier tome qui clôture La Sélection de notre belle et attachante America Singer. Grâce à la plume de Kiera Cass, toujours aussi fluide et addictive, j’ai été emportée dans cette aventure jusqu’à la dernière page. Malgré quelques petites faiblesses dans le récit, j’ai trouvé que ce tome était le plus réussi de la trilogie. Et que dire de la couverture ? Je la trouve absolument sublime !

Au début du roman, une question nous brûle les lèvres : America et Maxon vont-ils finir ensemble ? Car la fin approche ! Elles ne sont plus que 4 faisant partie de l’Elite. La compétition est plus que jamais resserrée entre les candidates et la concurrence devient rude. A cela se rajoute la pression provenant des attaques des Renégats, toujours plus intenses et rapprochées, ainsi que les intrigues politiques qui se jouent en arrière-plan.

Kiera Cass nous livre ici une histoire menée tambour battant, ne laissant aucun répit au lecteur. On enchaine ainsi les scènes d’actions, les intrigues et les épreuves diverses à un rythme endiablé. Entre révélations et retournements de situation, les dernières pages deviennent très intenses jusqu’au dénouement final. A dire vrai, beaucoup d’émotions se sont succédées en moi : peur, joie, tristesse, surprise, révolte… bref j’ai stressé jusqu’à la fin. Et quel final époustouflant ! Même si l’auteure est parfois tombée dans la facilité par certains côtés trop convenus, elle a pris soin de terminer correctement sa trilogie. Cependant, j’aurais peut-être aimée que l’attaque finale des Renégats du Sud au palais royal soit un peu plus explicite, et moins expédiée en quelques lignes.

Côté personnages, on ressent là aussi beaucoup plus de maturité. « Ce soir, je pars à l’assaut de Maxon Schreave ». Nous avions laissé une America hésitante et peu sûre d’elle dans le tome 2, et nous la retrouvons ici plus combative et prête à défier ses concurrentes et le roi lui-même pour gagner le cœur du prince. Et même si la romance tourne un peu en rond au tout début du livre, ses choix vont s’affirmer par la suite dès lors que sa décision sera prise. J’ai beaucoup aimé America dans ce dernier tome. Je l’ai trouvé touchante, amusante et même surprenante. Elle se révèle fin stratège et par conséquent plus mature dans ses actes. Maxon, lui aussi, évolue plutôt positivement. Il s’affirme et se dévoile beaucoup plus, tant sur ses propres sentiments qu’auprès de son entourage. Bon, il a failli me donner une syncope à la fin du livre, mais je lui pardonne volontiers. C’est un prince après tout !

Kiera Cass a aussi pris le soin de s’attarder sur tous les autres personnages. Du coup, l’histoire gagne en profondeur. Ce qui donne le sentiment d’avoir un récit plus abouti et beaucoup plus riche que ce soit sur la Sélection en elle-même (les autres filles), le Roi et la Reine, ou encore les Renégats (je pense notamment aux personnages d’August et de Georgia). On comprend mieux les objectifs de chacun. Mais j’aurais vraiment aimé que l’auteur développe un peu plus la partie « dystopique » de son récit. C’est dommage car cela m’a donné l’impression de lire un texte parfois trop superficiel.

En résumé, j’ai vraiment beaucoup aimé cette saga, et je vous la conseille vivement. C’est une trilogie à découvrir et à savourer ! Car on se prend vite au jeu de la Sélection. Et le meilleur est gardé pour la fin ! Sans hésiter, je pense me plonger rapidement dans la suite de ces aventures avec la seconde trilogie consacrée à l’Héritière.

Ma note : 18/20purplaisirdelire

La Sélection, tome 2 l’Elite

L'Elite, tome 3

L’Elite, tome 3

Auteur : Kiera Cass
Editeur : Robert Laffont
Collection : R
Pages : 308 pages

—-

Synopsis :

Elles étaient 35 candidates, elles ne sont plus que 6 .

Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. 

La Sélection de trente-cinqt candidates s’est réduite comme peau de chagrin, et désormais l’Élite restante n’est plus composée que de six prétendantes. L’enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu’elles sont les mieux à même de monter sur le trône d’Illeá, alors que deux factions de rebelles veulent faire tomber la monarchie.

Pour America Singer, demeurer au palais est encore plus compliqué : ses sentiments envers Maxon viennent se heurter à l’amour qu’elle éprouve depuis l’enfance pour Aspen, garde royal qu’elle croise tous les jours dans les galeries, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales…

Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête du déclic qui changera à jamais le cours de sa vie…

Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

Mon avis :

Après avoir lu le premier tome de la saga début juin, il me tardait vivement de lire la suite. J’avais bien accroché au concept de La Sélection, ainsi qu’à l’amour naissant du couple Maxon/America. J’avais aussi en tête plein de questions pour lesquelles il me manquait les réponses. Et puis mon engouement est retombé petit à petit au fil de la lecture de L’Elite, même si cela ne m’a pas empêché d’apprécier chaque page. A ce jour, je dirai que mon avis est mitigé sur ce second tome.

Je tiens tout d’abord à dire que j’apprécie toujours autant la plume de Kiera Cass. Même s’il y a des manques dans l’histoire, l’auteur sait tenir en haleine le lecteur par l’intrigue et les quelques rebondissements qui jalonnent sa lecture. Les pages s’enchainent d’elles-mêmes avec une grande facilité. Et on arrive déjà à la fin du livre sans s’en apercevoir !

America Singer fait partie des 6 prétendantes restantes. Elle tient toujours une place particulière dans le cœur du prince, mais la concurrence est rude. Ses rivales ne lésinent plus sur les moyens pour s’attirer les bonnes faveurs de Maxon. De plus, un événement tragique va impacter sur les sentiments qu’America porte au prince, semant le doute dans sa tête. S’éloignant l’un de l’autre, ils vont chacun de leur côté trouver du réconfort ailleurs. Ce qui va changer la donne dans les favorites en titre. Mais un dernier rebondissement à la fin du livre remet tout en cause. Résultat des courses, l’auteure nous procure comme jamais des sueurs froides dans le dos et maintient la tension jusqu’au bout !

J’avoue que l’attitude d’America dans ce tome m’a parfois déconcertée. Telle une girouette, elle joue aux « je t’aime/moi non plus » avec Maxon qui, le pauvre, ne sait plus sur quel pied danser. Un coup très proche de lui, elle le repousse 5 pages plus loin car elle pense toujours être amoureuse d’Aspen. Ne peut-elle faire un choix clair et précis pour de bon ? Sa réaction est d’autant plus incompréhensible qu’elle nous apparaît forte dans d’autres situations, et on aimerait que ce soit comme çà qu’elle agisse en permanence.

D’autres éléments viennent rythmer le récit. Ainsi on en aprend un peu plus sur les Renégats (ceux du Nord et ceux du Sud), même si cela manque encore de profondeur. L’auteure nous dévoile dans ce tome ce qu’ils recherchent, et on se doute également qu’il doit y avoir un traitre dans le château. J’espère que les réponses nous seront dévoilés dans le livre III. Dans tous les cas, une bonne bataille en bonne et due forme manque à l’histoire. J’aimerais bien voir le prince Maxon se battre ! Un peu de virilité, non ? C’est un prince, et il ne peut que gagner les méchants !

D’ailleurs, en parlant du prince, je l’ai trouvé assez distant dans ce tome. Sincère ou manipulateur, il laisse dans tous les cas America s’éloignait de lui. Laissant la place à Aspen qui n’attend que çà.

Un autre personnage prend de l’ampleur dans ce livre. Il s’agit du roi d’Illeà, le père du prince. On le découvre ici sous un jour nouveau qui donne froid dans le dos. Finalement, n’est-il pas le fier déscendant de Gregory Illeà, père fondateur du pays et de ce système de castes ? Car Kiera Cass nous divulgue petit à petit les origines et les véritables motivations de la création d’Illeà, à travers son journal personnel.

Pour conclure, je dirai que l’auteure signe une bonne suite. Même si le texte manque de profondeur dans les personnages ou les autres éléments gravitant autour de l’histoire, on se laisse emporter par l’histoire et les aventures d’America Singer. Si vous avez aimé le premier tome, je vous conseille vivement de lire cette suite.

Ma note : 16/20

La Sélection, tome 1

La Sélection, tome 01

La Sélection, tome 01

Auteur : Kiera Cass
Editeur : Robert Lafont
Collection : R
Pages : 343 pages

—–

Résumé de l’éditeur :

35 Candidates. 1 Couronne. La compétition de leur vie.

Trois cents ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l’oubli. De leurs ruines est née Illeá, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne.

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la  » Sélection  » s’annonce comme l’opportunité de leur vie. L’unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L’unique occasion d’habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l’héritier du trône.

Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras…

Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu’elle avait échafaudés s’en trouvent bouleversés…

Tout jeu comporte des règles, et les règles sont faites pour être transgressées.

Mon avis :

Je me suis laissée tenter par cette histoire au vue des nombreux commentaires élogieux sur le net. Et puis la couverture me plaisait bien aussi. Donc je me suis dit « pourquoi pas ? ». Au final, je n’ai pas regretté mon achat.

L’univers présenté par Kiera Cass est un mélange entre « Hunger Games » et l’émission de téléréalité «The Bachelor ». On retrouve en effet pas mal de points communs : 35 candidates sélectionnées pour séduire 1 seul homme avec un mariage à la clé, une société futuriste monarcale et reconstruite selon un système de castes (8 au total) avec une répartition des richesses très disparate, une héroïne dont le cœur balance entre 2 hommes, et une rude compétition pour désigner la grande gagnante qui verra sa vie changer à tout jamais. Et le tout sous l’œil attentif des caméras ! La touche en plus ? Le côté « paillettes » et conte de fées, car il s’agit ici d’épouser un Prince. Mais ne vous inquiétez pas, nous sommes bien loin des luttes sanglantes qu’a dû affronter Katniss Everdeen dans les « Hunger Games ».

La Sélection retrace l’histoire d’America Singer, jeune fille de 16 ans appartenant à la caste Cinq (celle des artistes) qui, poussée par sa mère et son petit ami, décide finalement de participer à la « Sélection ». Parmi les milliers de postulantes, 35 candidates (toutes castes confondues) sont sélectionnées. Et devinez qui fait parti du lot ? Notre chère et flamboyante America, dont les ambitions personnelles sont aux antipodes du jeu. Prise malgré elle dans l’engrenage, la voilà projetée dans un nouveau monde, loin de sa famille, et dans une compétition sans merci. Son but n’est pas d’épouser le prince mais d’aider financièrement sa famille en touchant la compensation donnée contre sa participation.

Grâce à la plume de Kiera Cass, on se laisse très facilement emporter par l’histoire qui mêle avec aisance actions, rebondissements, romance, jalousies et amitiés. La lecture est fluide et le langage reste simple. N’oublions pas que le roman est classé en catégorie Jeunesse.

En ce qui concerne les personnages, America est une belle jeune fille, rousse avec un fort tempérament, dont le cœur est déjà pris par Aspen, son petit ami depuis 2 ans mais dont leur amour est interdit par la loi. C’est aussi un garçon d’une caste inférieure à elle (Six). America est drôle et intelligente mais aussi douce et courageuse. Malgré une rupture amoureuse juste avant son départ pour le Palais, elle va se montrer forte et rester elle-même en toutes circonstances. Sa première rencontre avec le prince Maxon est tout autant inattendue que le marché qu’ils vont conclure ensemble. America évolue au fil des pages, et on prend plaisir à voir un lien se nouer tout doucement entre elle et le prince.

Maxon quant à lui est le jeune prince d’Illeà. Par ses actes, il semble réfléchi, calme et posé. Il n’est pas hautain malgré son statut, même s’il a parfois du mal à se lâcher un peu. Les échanges (parfois houleux) avec America vont le bousculer et le faire grandir. J’ai beaucoup aimé sa franchise et les sentiments qu’il porte à l’héroïne.

D’un autre côté, il y a Aspen, le petit ami d’America au tout début de l’histoire. Par orgueil (je dirai même « mal placé »), il décide de la quitter juste avant son départ pour le Palais. A vrai dire, je n’ai pas su trop quoi penser de lui. Il semble aimer America, mais je ne sais pas si c’est sincère ou si c’est un rôle qu’il joue. Mon sixième sens me dit de faire attention à lui !

Pour conclure, même si j’ai beaucoup aimé l’histoire, j’ai regretté plusieurs choses :

1/ Que le roman soit uniquement présenté à travers les yeux d’America, donc écrit à la première personne. J’aurais bien aimé connaître les ressentis du Prince ou encore d’Aspen.

2/ Que les personnages ne soient pas un peu plus poussés. L’auteure ne s’est pas trop attardée sur la psychologie des personnages, et du coup, je trouve que le texte manque un peu de profondeur.

3/ Qu’on n’en sache pas plus sur les renégats : une petite bataille bien décrite aurait pu être très intéressante pour le lecteur et ajouter un plus à l’histoire.

4/ Qu’il n’y ai pas eu plus d’affrontements entre les candidates prétendantes au trône. Le seul petit coup vache (quand Céleste arrache la manche de la robe d’America juste avant le début d’une émission en directe) semble au final bien fade.

Malgré tout, j’ai passé un très bon moment de lecture. J’ai trouvé l’histoire addictive, et j’avoue que je suis curieuse de connaître la suite. Va vite falloir que je me procure le tome 2.

Ma note : 17/20.