Phobos, tome 1

Phobos, tome 1

Phobos, tome 1

Auteur : Victor Dixen
Editions : Robert Lafont
Collection : R
Pages : 448 pages – broché

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Synopsis :

Six prétendantes.
Six prétendants.
Six minutes pour se rencontrer.
L’éternité pour s’aimer.

Il veulent marquer l’Histoire avec un grand H.

Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’oeil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

Elle veut trouver l’amour avec un grand A.

Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…

Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Mon avis :

5… 4… 3… 2… 1… Top. Décollage immédiat pour Mars à bord du Cupido !

Je ne connaissais pas Victor Dixen avant la lecture de ce roman. Mais quelle erreur ! J’avoue que j’ai été très rapidement conquise par sa plume. Son style d’écriture est complètement addictif. Et que dire de son imagination ! L’univers de « Phobos » mélange les genres : téléréalité, conquête spatiale, romance et suspense.

Mais commençons par le début.

Léonor, 18 ans, est sur le point d’embarquer à bord du vaisseau spatial Le Cupido pour un aller simple jusqu’à la planète rouge. Elle est l’une des 12 prétendants choisis par le programme Genesis pour réaliser ce long voyage dans le but de créer la première colonie humaine sur Mars. 6 filles et 6 garçons l’accompagnent. Vivants dans des compartiments séparés (les filles d’un côté et les garçons de l’autre), ils ne peuvent se retrouver que 6 minutes par semaine lors de séances de speed-dating pour se séduire et choisir son futur partenaire de vie. Et tout cela sous l’oeil attentif des caméras embarquées qui ne laisseront aucun répit aux candidats. Car ce programme est aussi une émission de téléréalité internationale qui est retransmise en directe à des milliards de téléspectateurs. La société à l’origine de cette idée est Atlas Capital, un fonds d’investissement privé. Mais le voyage n’est pas ce qu’il paraît être. L’envers du décor réserve de nombreuses surprises, et parfois même pour le pire.

Regardons de plus près les personnages. Ils sont tous très bien travaillés. Je ne vais pas tous les dévoiler pour ne pas spoiler le livre, mais je vais tout de même vous en présenter quelques uns. Tout d’abord, nous avons Léonor. C’est une jeune orpheline de 18 ans, marquée à la fois par son abandon à l’âge de 3 ans dans une poubelle, et par sa peau en grande partie brûlée dans son dos, ce qui est pour elle un très gros complexe. Dès le début du livre, on voit qu’elle se pose des questions sur ce voyage, et notamment sur le caractère irréversible de son choix. Même si elle souhaite paraître sûre d’elle (sa meilleure amie l’appelle « La Machine à Certitudes), on ressent une fissure dans son âme qui est très touchante. Malgré tout, elle va se laisser aller, évoluer au fil des pages et réussir à ouvrir les yeux.

Ensuite, nous avons Serena McBee, la productrice exécutive du programme Genesis. Psychiatre de métier, c’est elle qui a sélectionné les 12 candidats au grand voyage. Considéré comme une mère par les jeunes astronautes, elle va se révéler froide, calculatrice et carrément manipulatrice. C’est le personnage que j’ai adoré détester !

Et en dernier, je voulais dire quelques mots sur Andrew Fisher. C’est le fils de Sherman Fisher, l’un des anciens instructeurs du programme Genesis, c’est à dire ceux qui ont formé les 12 jeunes pendant 1 an à la base Cap Canaveral avant de partir dans l’espace. Il apprend au début de l’histoire que son père est décédé, soit disant accidentellement. Il va essayer par tous les moyens de comprendre pourquoi son père n’a pas voulu appuyer sa candidature pour le programme, lui qui a toujours rêvé depuis sa plus tendre enfance partir sur Mars.

D’autres personnages ont été abordés, comme Harmony, la fille de Serena McBee, sans pour autant tout dévoiler de leur histoire. J’avoue que cela fut un peu frustrant. J’espère qu’on en saura un peu plus sur eux dans le tome suivant.

Un autre point super intéressant dans ce livre, c’est le schéma narratif de l’auteur qui est très original. Les chapitres s’enchainent et le lecteur suit l’histoire selon 4 points de vue : CHAMP, CONTRECHAMP, HORS CHAMP, et CHAINE GENESIS. Ce vocabulaire, directement emprunté aux techniques de prises de vues des films, nous permet de suivre l’histoire de l’intérieur, comme si nous étions sur place avec les personnages. Le CHAMP est une narration à la première personne. Ici, nous voyons à travers les yeux de Léonor et nous avons donc ses ressentis sur l’aventure. Les CONTRECHAMP et HORS CHAMP sont narrés à la troisième personne. Nous suivons respectivement le groupe des 6 instructeurs du programme Genesis, et Andrew Fisher (jeune homme de 18 ans et fils d’un des instructers décédés). La CHAINE GENESIS relate l’histoire à la troisième personne, comme si nous étions nous aussi derrière l’écran télé à regarder l’émission en directe. Bref, je trouve que l’auteur a su parfaitement trouvé la bonne approche pour nous plonger directement dans l’histoire. J’ai aussi beaucoup apprécié les petits dessins explicatifs parsemés dans le livre par ci, par là.

Pour revenir très rapidement sur mon ressenti, j’avoue que j’ai été rapidement emportée par l’intrigue, vibrant au rythme des séances de speed-dating qui s’enchainent, découvrant la vie à bord du Cupido et les secrets des instructeurs dévoilés au compte goutte. On se rend compte finalement que le programme Genesis est en réalité une véritable pompe à fric. Cela m’a paru complètement abberrant, mais n’est-ce pas le principe actuel de nos réelles émissions de téléréalité ? Le Show avant tout, et surtout malgré tout ? L’auteur sait parfaitement où il va, et c’est super appréciable. J’ai regretté cependant de ne pas avoir le point de vue des garçons sur cette aventure. Nous avons droit seulement à une seule petite scène dans tout le livre. C’est dommage car les profils des garçons me parraissaient aussi super intéressants. Maman de 3 enfants, je me suis aussi posée d’autres questions en lisant ce livre : qui va faire naitre les enfants sur Mars ? Que feront-ils en cas de problèmes ? N’y aura-t-il pas aussi des poblèmes de consanguinités dans quelques années en envoyant seulement 6 couples humains (même s’ils en envoient 6 de plus dans 2 ans) ? Et si leur partenaire de vie ne leur convient plus, ils feront comment ensuite ? Bref, je me pose peut-être trop de questions ! lol

Pour conclure, je tiens à accorder une mention particulière pour la couverture du roman. Je la trouve vraiment superbe. D’autant plus qu’elle reflète bien le personnage de Léonor. Et pour la petite histoire, Phobos existe vraiment. C’est l’une des deux lunes satellites de Mars. L’autre s’appelle Deimos. PS : je ne le savais pas avant d’ouvrir ce livre ! A quand la suite ? Novembre me paraît très loin !!

Ma note : 19/20.

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5 réflexions sur “Phobos, tome 1

  1. Pingback: BOOK HAUL #1 {Juin 2015} | Pur Plaisir de Lire

  2. Ma prochaine lecture après U4-Jules et le tome 4 de la sélection 😀
    J’ai déjà lu Animale du même auteur et j’ai adoré sa plume qui est poétique et envoutante. Il fait beaucoup de recherches avant d’écrire et je sais d’avance que ses personnages auront beaucoup de personnalité! J’ai hâte de le lire..
    Merci pour ton avis bien complet 😉

    Aimé par 1 personne

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